La réserve naturelle

Du côté français, le Tour du Ruan empiète largement le territoire de la Réserve naturelle de Sixt-Fer-à-Cheval.

Cette réserve se situe dans le Massif du Haut-Giffre en Haute-Savoie. Elle fut créée le 2 novembre 1977. Ses gestionnaires actuels sont l’APEGE (Agence pour l’étude et la gestion de l’environnement) à Annecy. Elle s’étend sur une superficie de 9200 ha et couvre le 80% du territoire communal entre une altitude de 700 m et 3100 m.

La Maison de la réserve naturelle à Sixt et le chalet du Fer-à-Cheval accueillent le public pour sensibiliser, renseigner et conseiller les nombreux touristes qui se rendent dans la réserve. Une réglementation est mise en place avec les points suivants:

  1. rester sur les sentiers;
  2. ne pas cueillir les fleurs;
  3. ne pas emmener les chiens;
  4. ne pas camper (bivouac et camping léger sont autorisés pour une nuit).

La flore et la végétation de la réserve constituent des richesses exceptionnelles. Les variations d’étages entre le collinéen et le nival, offrent une immense palette d’espèces végétales. On dénombre plus de 650 espèces de fleurs dont 23 sont protégées. Pas moins de 25 types d’orchidées, 14 gentianes, 32 fougères, 13 saules, et autres espèces ont été comptés dans cet immense réservoir de végétation.

La faune est aussi très présente dans la vallée du Haut-Giffre. On dénombre plus de 110 espèces de vertébrés dont 3 poissons, 5 amphibiens, 6 reptiles, 70 oiseaux nicheurs et 26 mammifères. Plus de 500 chamois et 300 bouquetins ont été recensés dans la réserve.
Un projet de restauration du Cirque du Fer-à-Cheval nommé “Grand Site” a été agréé en 1993 et sort aujourd’hui d’une longue période léthargique. C’est le résultat d’une mésentente entre la commune de Sixt et le département de Haute-Savoie qui est propriétaire de la route menant au Cirque.
Le désaccord entre le maire de Sixt, M. Pierre Moccand (président de l’Association des amis de la Réserve naturelle de Sixt-Fer-à-Cheval), et M. Bernard Pellarin (ancien président du Conseil général), gelait le projet.

Malgré l’appui des différents préfets qui se succèdèrent en Haute-Savoie, le projet “Grand Site” piétina.

En 1995, Pierre Moccand décida de jeter l’éponge. Mais en 1998, M. Ernest Nycollin succèda à Bernard Pellarin, et le projet fut relancé. Ce retard eut un côté positif: le périmètre du projet s’est étendu à tout le territoire de la commune. L’ensemble des investissements est évalué à 50 millions de francs français.

En automne 2000, les machines se mirent au travail aux alentours du Cirque. La construction d’un nouveau parking en contre-bas de l’anneau du Fer-à-Cheval avance d’un bon pas. Un projet indispensable devant l’afflux toujours plus grand des touristes dans la vallée, le nombre étant supérieur à 350 000 pour une période comprise entre mai et septembre.

La géologie Le cirque et ses cascades Grenairon à Vogealles