Les tremblements de terre

Un tremblement de terre ou séisme, se manifeste par une série de secousses du sol, plus ou moins violentes. Il correspond à la libération soudaine de contraintes accumulées dans le sous-sol.

Un séisme est amorcé à partir d’un point en profondeur appelé foyer ou hypocentre.

L’épicentre est la projection de l’hypocentre sur la surface terrestre.

Les sismomètres ou sismographes sont des appareils très sensibles qui enregistrent les ondes sismiques lors d’un séisme. Partout à la surface de la Terre, il y a des stations sismiques (bâtiments équipés de sismographes) qui enregistrent tous les séismes qui se produisent.

Pour localiser l’épicentre d’un séisme, il faut 3 stations sismiques.

La magnitude mesure la quantité d’énergie libérée au foyer d’un séisme. Elle est quantifiée sur l’échelle de Richter par un chiffre. Chaque augmentation d’un point, selon une échelle logarithmique, correspond à une amplitude de mouvement multipliée par 10 et une énergie libérée multipliée par 30. Elle ne comporte que 9 graduations, aucun séisme avec une magnitude supérieure à 9,5 n’a été observé jusqu’à présent.L’intensité mesure les effets ressentis et observés lors d’un séisme en un endroit donné. Celle utilisée aujourd’hui en France est l’échelle MKS (Medvedev-Sponheuer-Karnik) et est graduée de 1 à 12.

La majorité des séismes sont provoqués par la tectonique des plaques, ce sont les séismes tectoniques.

La croûte terrestre est constituée de sept grandes plaques lithosphériques, ainsi qu’un grand nombre de petites  plaques. Celles-ci sont en mouvement permanent, elles se rapprochent les unes des autres ou s’éloignent ou encore elles coulissent le long de failles. Des contraintes s’accumulent dans les couches rocheuses de part et d’autre des failles. Lorsqu’elles sont trop importantes, elles se déchargent par de brusques mouvements soudains. L’énergie ainsi libérée se propage sous forme d’ondes à travers la Terre et provoque des secousses à la surface.

Les séismes volcaniques sont dus à l’activité volcanique.

Les séismes d’effondrement sont déclenchés par l’écroulement de roches, en particulier dans les régions karstiques, ou bien par d’importants glissements de terrain.

Les séismes induits sont dus aux activités humaines, comme la construction de tunnels, la mise en eau de lacs de retenue et les projets de géothermie ou de fracturation.

L’analyse des cartes de sismicité à grande échelle montre que la plaque africaine tourne autour d’un axe situé au large des côtes mauritaniennes, entraînant la microplaque Adriatique dans un mouvement analogue. C’est la rotation de cette microplaque, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, qui semble à l’origine des séismes alpins.

Dans les Alpes, les plaques bougent seulement de quelques dixièmes de millimètres par an, soit près de cent fois moins que la célèbre faille de San Andreas en Californie.

En Suisse, le Valais est la région qui présente le danger sismique le plus élevé, il est suivi par Bâle, les Grisons, la vallée du Rhin saint-galloise, la Suisse centrale et le reste de la Suisse. Environ 270 séismes sont enregistrés chaque année dans le Valais et entre 1000 et 1500 en Suisse.

Dans la région, des failles sont particulièrement actives. Le séisme de Chamonix de 1905 serait dû à la faille de la Remuaz qui traverse le massif des Aiguilles Rouges à l’est du granite de Vallorcine parallèlement à la vallée de Chamonix. La faille de La Loriaz, une cassure de 3 km de longueur pratiquement verticale en contrebas du versant méridional du Buet et de l’Aiguille de Loriaz, est responsable de séismes de Vallorcine de 2005. Une faille qui s’étire parallèlement à la vallée du Rhône au sud des Diablerets et du Wildhorn est responsable des séismes au nord de Sion.

Pour en savoir plus

www.seismo.ethz.ch

vs.ch/web/seismes

https://www.dangers-naturels.ch/home/dangers-naturels-actuels.html

 

 

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