Les barrages

Le barrage d’Emosson

Comme vous l’avez déjà vu dans le petit historique de la chapelle Notre-Dame-des-Neiges, le plateau d’Emosson est riche en histoires malgré ses millions de mètres cubes d’eau qui ont noyé une grande partie du passé. Si vous venez dans ces lieux avant la mi-juillet, vous pourrez apercevoir l’ancien mur du barrage de Barberine qui est inondé par celui d’Emosson qui le submerge de plus de 42 mètres quand il est rempli. 
A Barberine, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les touristes affluaient déjà dans la région.
Ils rejoignaient le plateau d’Emosson par le col de la Gueulaz ou le col de Barberine, pour loger à la Cabane du Club Alpin de la section Jaman et, pour ensuite gravir les sommets environnants.

Cette cabane fut noyée lors de la mise en eau de Barberine.

Le barrage de Barberine a été construit entre 1920 et 1925 par les Chemins-de-Fer fédéraux. C’est un barrage-poids comme, par exemple, celui de la Grande-Dixence, avec sa forme triangulaire et une masse énorme de béton dont le poids suffit à lui seul pour contenir la poussée de l’eau. Plus de 500 ouvriers ont participé à la construction du complexe de ce barrage. Un chantier de titan pour l’époque. Il fallut d’abord construire le funiculaire, le petit train ainsi que tout le village qui abritait les ouvriers à une altitude où l’hiver est présent plus de la moitié de l’année. Des concessions pour les utilisations des eaux de la Barberine, de l’Eau-Noire, du Trient et du Triège furent accordées le 20 juillet 1917 pour une période de deux fois cinquante ans. Elles furent reconduites en 1967 et adaptées aux conditions nouvelles créées par les projets d’aménagement de la Société “Electricité d’Emosson”. Cette société, fondée en 1954 par Motors-Colombus SA, donna lieu à des pourparlers qui aboutirent en 1961 à la signature d’un accord entre la France et la Suisse pour les concessions hydrauliques. Les travaux de construction du “Grand Emosson” débutèrent le 1er juin 1975 et le mur fut inauguré le 1er octobre 1976. Le barrage-voûte d’Emosson, avec un total de 1,1 million de m3 de béton, une retenue de 225 millions de m3 d’eau et une hauteur de 180 mètres sur les fondations le classe dans l’un des trois plus grands barrages de Suisse. Une grande partie de ses eaux viennent par le collecteur ouest de Bérard, le collecteur sud du glacier d’Argentière, et le collecteur est de la Foully et d’Arpette. Les eaux du barrage sont turbinées à l’Usine de Châtelard, village de la frontière, et à La Bâtiaz, près de Martigny. Des visites guidées permettent de découvrir l’intérieur du mur du barrage.

Le barrage du Vieux-Emosson

Du haut de ses 50 mètres, le barrage du Vieux-Emosson a une retenue d’eau de 115’000 m3 et a été construit entre 1952 et 1955. Ce barrage est de type voûte, la poussée de l’eau étant reportée sur les flancs de la vallée. Il fonctionne comme un bassin de réserve pour le Grand Emosson. Les eaux de ce barrage ne sont pas turbinées, cependant les vannes sont ouvertes en octobre. L’eau descend dans la Gorge du Vieux par le Nant de Drance jusqu’au lac d’Emosson.

La géologie Les glaciations Emosson à Grenairon